Nous suivons les sentiers d’étranges funérailles :
L’été coule son linceul en ors et en grenats
Accrochant dans les vignes des grappes de corail.
La nature s’exhibe sans la moindre pudeur :
Les saules frêles s’exaltent en flammes safranés
Et les buissons s’animent de merles tapageurs
En offrant leurs trésors de mures noires et gonflées.
Des compagnies de cailles, les faisans, les canards
S’éparpillent à nos pas en vols appesantis.
Les lichens soufrés, les lentilles des mares
Habillent les ardoises ou les eaux endormies.
L’écorce rude et belle prête robe aux futaies.
Le potager sommeil sous des feuillages d’ambres.
Dans la ouate des nues les lumières glacées
Allument les brillants des averses de septembre










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Francisco
mar 09 oct 2007 17:54